Infirmière à domicile : ordonnance nécessaire ? Comprendre & organiser

Infirmière à domicile ordonnance nécessaire

En France, faire intervenir une infirmière à domicile s’appuie le plus souvent sur une ordonnance médicale : elle déclenche la prise en charge par l’Assurance Maladie, sécurise le cadre des soins et facilite la coordination avec votre médecin. Sans ordonnance, certains actes peuvent être réalisés, mais ils ne sont en général pas remboursés et l’infirmier(ère) peut refuser si l’acte sort de son champ légal. Voici ce qu’il faut savoir, simplement, pour décider et organiser sereinement.

Résumé

  • Ordonnance : utile et quasi indispensable pour la plupart des soins à domicile et pour le remboursement.
  • Mentions clés à prévoir : type d’acte, fréquence/durée, et si nécessaire la mention « à domicile » pour le déplacement.
  • Remboursement : base conventionnée, prise en charge habituelle 60 % (hors cas spécifiques), complétée par la mutuelle ; ALD/HAD : règles particulières.
  • Organisation : prescription → contact infirmier(ère) → prise de rendez-vous → carte Vitale + ordonnance le jour J.

Aller directement à : Pourquoi ? · Organiser · Budget · Sécurité · Logistique · Demander un devis

Pourquoi l’ordonnance est (presque toujours) nécessaire ?

L’ordonnance autorise et encadre l’acte infirmier : quel soin, à quel rythme, pendant combien de temps. Elle évite les ambiguïtés de codage (nomenclature) et limite les retours administratifs. Elle conditionne aussi le remboursement des soins à domicile et du déplacement associé. En pratique, trois situations :

  • Soins techniques ou de nursing à domicile (injections, pansements, perfusions, soins d’hygiène chez patient dépendant, etc.) : prescription presque toujours requise pour l’acte et le déplacement.
  • Parcours spécifiques (ex. SSIAD / équipe coordonnée, prise en charge de la dépendance via BSI) : passage sur prescription et protocole d’évaluation infirmière.
  • Actes encadrés par des protocoles (ex. certains vaccins, dispositifs médicaux de base) : possible sans prescription du médecin dans des cas précis, mais ce n’est pas la règle générale d’un suivi à domicile.

Organiser la prise en charge : étapes simples

  1. Obtenir la prescription : Demandez à votre médecin (traitant, spécialiste ou service hospitalier) une ordonnance précise : nature du soin (ex. « pansement post-op »), fréquence et durée. Si le soin doit avoir lieu chez vous, faites ajouter la mention explicite « à domicile ».
  2. Contacter une infirmière près de chez vous : Appelez un cabinet d’infirmière à domicile près de chez moi et transmettez (photo claire) l’ordonnance ; précisez votre adresse, vos créneaux possibles et toute contrainte (étage, ascenseur, pansement long, perfusion…).
  3. Préparer la première visite : Ayez Carte Vitale/attestation, carte de mutuelle, compte-rendu d’hospitalisation si besoin, liste de traitements, matériel déjà délivré (pansements, dispositifs). Gardez l’ordonnance originale à portée le jour J.
  4. Suivi et renouvellement : Si les soins se prolongent, l’infirmier(ère) peut demander un renouvellement au médecin. Pour la dépendance, un bilan infirmier structure la prise en charge et ses ré-évaluations.

Budget, remboursement et aides : l’essentiel à connaître

Les soins infirmiers sont soumis à des tarifs conventionnels (nomenclature). À domicile, s’ajoutent des éléments de déplacement et des majorations éventuelles (nuit, dimanche/jour férié) quand le soin le justifie.

  • Base de remboursement courante : 60 % par l’Assurance Maladie sur le tarif conventionné ; le ticket modérateur est en général complété par votre mutuelle.
  • Cas particuliers : en ALD (selon le protocole) certains soins liés à l’affection sont pris en charge à 100 % de la base ; en HAD, la logique s’apparente à l’hospitalisation, avec d’autres règles de prise en charge.
  • Déplacement : l’indemnité de déplacement est remboursable lorsqu’un acte prescrit est réalisé à domicile ; veillez à la mention explicite sur l’ordonnance.

Bon réflexe : conservez devis/feuilles de soins et vérifiez que l’intitulé des actes et la fréquence correspondent bien à l’ordonnance.

Sécurité et qualité : ce qu’il faut vérifier

Assurez-vous que le(la) professionnel(le) est infirmier(ère) diplômé(e) d’État et exerce légalement (numéro RPPS/Adeli). Côté soins : hygiène stricte (lavage des mains, matériel stérile quand nécessaire), traçabilité (heure, acte réalisé), et transmissions au médecin en cas d’anomalie (douleur, fièvre, rougeur, pansement saturé…). Pour les patients fragiles : sécurisez l’espace (éclairage, circulation), préparez un siège adapté, prévoyez un point d’eau dégagé.

Logistique et déroulé : à quoi s’attendre ?

Durée : une injection peut prendre quelques minutes, un pansement complexe ou une perfusion demandent plus de temps. L’infirmier(ère) donne souvent un créneau plutôt qu’une heure « pile », afin d’absorber urgences et aléas de route.

Matériel & délivrance : selon le soin, certains dispositifs (pansements, perfusion, matériel de stomie…) sont fournis sur prescription par la pharmacie ou le prestataire. L’infirmier(ère) peut, dans des cas définis, prescrire certains dispositifs médicaux listés par arrêté.

Coordination : après chirurgie, maladie aiguë ou en cas de dépendance, les soins à domicile se coordonnent avec l’hôpital ou le médecin de ville ; n’hésitez pas à demander un schéma écrit (qui fait quoi ? quand ?).

Demander un devis

Un accompagnement médical rassurant et adapté

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous devez remplir ce champ
Vous devez remplir ce champ
Veuillez saisir une adresse e-mail valide.
Vous devez accepter les conditions pour continuer

Demande d’informations

Remplis le formulaire ci-dessous gratuitement, et nous te répondrons dans les plus brefs délais :

Vous devez remplir ce champ
Veuillez saisir une adresse e-mail valide.
Vous devez remplir ce champ